Être soi-même

J’ai tant rêvé d’un article empreint d’humilité et d’authenticité comme celui-ci qui, à la fois, a un style d’interview reflétant les questions que plusieurs d’entre vous m’ont posé. 

« As-tu déjà douté de toi-même? »

Je dirais que oui, surtout avant que je décide de faire totalement place à ma petite voix intérieure; l’insécurité s’était emparée de mon esprit. Mon état intérieur était très fragile, puisque j’avais de la difficulté à dissocier ma voix de celle des autres. Le doute m’amenait à overthinking et suscitait du stress alors qu’il n’avait pas lieu d’être. Ce besoin de plaire prenait trop de place, je me souciais davantage du regard de l’autre. Cette flamme, cette joie de vivre dans mon coeur s’éteignait par en-dedans.

En grandissant dans un système d’éducation traditionnel qui délaisse la connaissance de soi pour l’uniformité, j’ai eu tendance à me plier aux autres en négligeant mon identité la plus profonde.

Je faisais des choses à contrecoeur juste pour « avoir la paix », pour éviter d’entendre leurs pensées, de faire face à leur regard ou encore à leurs commentaires empreints de jugements. Le mur que j’ai frappé, le creux que j’ai vécu, il y a de cela un an, a témoigné des effets dévastateurs des valeurs de la société misées sur le statut, le prestige & la richesse plutôt que sur le bonheur. Lorsqu’on vit dans un monde où il y a plus de dualité que d’unité, on est plus que fréquemment confronté au déséquilibre.

« Est-ce que s’écouter fait peur? »

Définitivement. Ça prend beaucoup de courage, de foi en soi et en la vie. Que ce soit en s’affirmant, en s’habillant à sa façon ou en posant des actions qui peuvent parfois diverger de ce qui est « in », oser s’écouter exige une grande dose d’amour-propre et de lâcher-prise. Ce qui n’est pas facile, parce que se maîtriser et maîtriser sa vie confronte ceux qui ne sont pas assez connectés à soi; qui suivent la masse au lieu de suivre leur coeur. Comme la plupart des gens n’ont pas bénéficié d’une éducation davantage axée sur le développement du quotient émotionnel, être soi-même peut donc provoquer plus de réactions à connotation péjorative: dérison, mépris ou dégoût. Effectivement, ce ne sont que des symptômes qui témoignent d’un manque d’amour de soi. Ce qui m’invite à vous souligner qu’une fois conscient de cette triste réalité, il est plus simple de vivre une vie en harmonie avec qui on est et ce, en s’assumant publiquement. 

« Ne t’es tu pas déjà sentie à ta place? »

Je ne compte plus les fois où je me suis demandée ce que je faisais ici à endurer des sacrifices (face à la souffrance) afin de pouvoir réaliser ma mission personnelle; aider les gens. Toutefois, au nom de l’amour, cette mission compte plus que tout au monde. Alors, que je le veuille ou non, ces contraintes font parti de cette réincarnation dans ce monde où l’adversité est considérée comme étant « normale ». Vouloir changer le monde, inverser les valeurs, provoquer des changements…ça demande du temps et conséquemment du travail à long terme. Ça exige de se fermer les yeux (le troisième oeil), lorsque c’est nécessaire, de choisir ses combats pour « survivre », de s’en tenir qu’à sa vie sans se soucier du regard de l’autre, de se fondre dans la masse, lorsqu’il le faut et d’utiliser aussi sa voix, lorsqu’on le sens…

C’est toute qu’une vie à gérer, mais c’est possible.

Ça se fait en se centrant sur soi, en focusant sur nos passions, en s’entourant de personnes avec un coeur plein de bonté et finalement, en vivant selon ses propres règles, du moins, le plus possible.

« Quel a été ton plus grand défi? »

Même si publier mes écrits en 2016 a été un pas très déterminant pour ma carrière, me mettre à nue en faisant mon « coming out » en tant que psi-sensitive (médium, clairvoyante, etc.) est, selon moi, l’action la plus significative de ma vie. Cette dernière étape du processus de l’acceptation de soi m’a le plus affecté, parce que j’avais vraiment l’impression que je dévoilais ce qu’il y avait de plus intime par rapport à mon identité.

S’assumer est une libération totale, puisque nous n’avons plus besoin à ce stade de rechercher l’approbation de qui que ce soit.

Je ne me justifie plus d’être qui je suis désormais. Chacun a son propre chemin avec ses talents et ses combats. Il y a cet arrêt progressif de constamment se comparer aux autres, cette reconnaissance de la vie, de cette magie qui existe en tout être vivant qui nous permet de vivre en harmonie avec qui on est vraiment. Tout devient si fluide, si simple et encore plus WOW. Des portes s’ouvrent naturellement, des rêves se concrétisent et notre flamme intérieure rayonne plus que jamais…


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LeCoeurdeMaya© Blacked Mind

3 Replies to “Être soi-même”

  1. Le bruit ne fait pas de bien, mais le bien se fait sans bruit.
    Merci Sarah pour tous ces beaux messages ! Bisous amicaux d’Auvergne au cœur de la France. ❤

    J'aime

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