La mort

La mort peut être la plus grande de toutes les bénédictions humaines.

Socrate

La mort, particulièrement connue pour la souffrance qu’elle peut engendrer par la perte, l’abandon, la rupture, n’est que le visage caché de la renaissance, et par le fait même, on pourrait ainsi dire de l’immortalité, de l’infini.

Dans le langage ésotérique, la mort n’est pas considérée comme un symbole de destruction. Au contraire, la mort est synonyme d’évolution, puisqu’elle permet la transformation, la métamorphose. D’où son nom le « changement » en divination.

Au-delà de tout, la mort s’inscrit dans le mouvement perpétuel de l’univers. C’est une loi universelle qui n’échappe à personne. Telle la chenille qui se transforme en papillon, le serpent qui remplace son ancienne peau par une nouvelle, l’être humain, émotionnellement connecté aux phases de la lune, qui se renouvelle au fil des saisons…

Dans la vision du monde tsalagi, la naissance, la vie, la mort et la renaissance sont des processus réels dans le continuum de l’existence.

Dhyani Ywahoo, Sagesse amérindienne

La mort permet non seulement de tirer un trait sur le passé, mais d’ouvrir la porte sur l’avenir et par le fait même, vers le renouveau. Elle permet d’assurer la fin d’un chapitre et l’ouverture d’un autre, le passage d’un état à un autre et enfin, d’un monde à un autre. La mort ne se vit donc pas seulement sur le plan physique, mais également sur le plan mental, émotionnel et spirituel.

Comme le soulignent les Amérindiens, la mort est un élément précieux à travers la voie spirituelle. Elle fait place à un ménage, à un grand dépouillement qui augmente considérablement le niveau de bien-être et qui, de ce fait même, conduit à une meilleure qualité de vie. Elle rend possible le détachement de tout ce qui est superflu, de tout ce qui nuit à l’émergence de son vrai « soi » menant à l’épanouissement personnel.

Outre cela, elle ouvre inévitablement le voile sur l’existence de mondes parallèles au nôtre, puisque la mort n’est pas une fin en soi.

La vie, c’est le train, ce n’est pas la gare.

Paulo Coelho

En effet, lorsqu’il y a mort physique du corps humain, l’âme poursuit son chemin vers un autre monde. La mort s’avère à jouer un rôle primordial; celui de couper le lien avec ce monde-ci pour permettre à l’âme de poursuivre son voyage dans un autre. Ce qui fait de nous tous de simples voyageurs qui ne sont que de passage sur Terre.

Jamais, absolument jamais nous ne perdons nos êtres chers. Ils nous accompagnent, ils ne disparaissent pas de nos vies. Nous sommes seulement dans des chambres différentes. […] Ainsi, ce que nous appelons « vie » est un train avec de nombreux wagons.

– Aleph, Paulo Coelho

La mort, comme vous pouvez le constater, a tout autant un sens profond digne de respect que la vie. Elle nous permet d’ouvrir les yeux sur l’importance de ce qui germe, de ce qui dort, de ce qui se développe afin d’assurer la floraison, l’éveil, l’éclosion, l’épanouissement…La mort est essentielle pour éviter la stagnation, l’immobilisation et comme tout dans l’univers est en vibration, en mouvement, il est primordial d’apprivoiser la mort pour respecter le progrès, voire accueillir l’évolution.


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